J’avais choisi de suivre une formation de juriste. J’étais pas spécialement passionnée par le droit, mais c’était une valeur sûre et un minimum prestigieux. Et le choix des études par correspondance était assez restreint.
Lorsque je reçus les premiers cours, j’ouvris un manuel tous les soirs, et parvenir à m’imprégner des leçons me demanda un effort très difficile au début. Mais un jour, je me rendis compte que ma mémoire était devenue plus efficace. Je ne sais pas si c’était dû à mes facultés de concentration qui était plus grande mais j’avais l’impression que je lisais des termes et des paragraphes barbant avec une immense clarté et beaucoup de facilité.
Je ne vous cache pas que je trouvais les leçons d’un ennui mortel et j’ai été tenté plus d’une fois de laisser tomber, mais une fois que je m’y mettais j’etais d’humeur studieuse et je me sentais bien.
Et puis, j’espérais faire un métier qui me rende utile. En tant que juriste, je pourrais toujours conseiller le consommateur qui s’est fait avoir sur les mauvais prix affichés à Carrefour.
J’entrais dans une nouvelle ère : j’étais plus optimiste et j’avais envie de faire mille projets! J’avais toujours rêver de faire du violoncelle. Ou du saxo. Ou du piano. Mais finalement j’optais pour le violon. On dit que le saxo fait tomber les joues, et le violoncelle et le piano ne sont pas très pratique à transporter. J’allais de plus en plus vite pour réviser mes cours de juriste le soir ce qui me laissait du temps pour pratiquer tous les jours de mon instrument. Mon professeur me répétait que je progressai trop vite pour lui, on n’avait pas le temps de suivre le programme. Pendant ce temps-là, j’avais trouver une place de caissière dans un autre supermarché.
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